
Le petit village de Conca dei Marini est une baie merveilleuse enchâssée dans la roche et entourée d’une mer d’un bleu intense. Cette localité, qui doit son nom à sa conformation géographique en cuvette, possède des origines qui semblent remonter à l’époque de la Rome antique, période pendant laquelle Conca dei Marini aurait joué un rôle important durant la Deuxième Guerre punique.
Après la chute de l’Empire romain, Conca dei Marini est passée sous l’influence de la République Maritime d’Amalfi et a ainsi renforcé ses activités commerciales et maritimes. À la fin de la République d’Amalfi, Conca dei Marini a connu les différentes dominations qui se sont succédé sur la Côte d’Amalfi, des Normands jusqu’au contrôle aragonais.
Comme les autres villages de la Côte, Conca dei Marini est une ville maritime dont l’économie repose sur la pêche, l’agriculture et le tourisme. La localité accueille en effet non seulement l’une des plages les plus renommées de la côte, la plage de Marina di Conca, mais aussi la célèbre Grotta dello Smeraldo qui, avec ses splendides eaux de couleur verte, enchante tous les visiteurs.
Conca dei Marini a été renommée depuis l’Antiquité pour sa tonnara, un système de pêche aux filets-pièges qui, lors des migrations saisonnières, capture les thons et autres grands poissons. Ce petit village est aussi le berceau de la célèbre sfogliatella di Santa Rosa, un dessert campagnard typique créé au XVIIIe siècle sous la domination habsbourgeoise par une religieuse du Monastère de Santa Rosa.
L’atmosphère suggestive de ce village, la mer aux eaux azurées et la tradition culinaire locale ont fait de Conca dei Marini, au fil des années, la destination préférée de diverses célébrités comme Sofia Loren, la famille Agnelli, Jacqueline Kennedy et les familles royales de Hollande et d’Angleterre.
Conca dei Marini est un village qui s’étend sur environ trois kilomètres le long de la Côte d’Amalfi. Ses habitations les plus anciennes étaient disposées sur deux niveaux : le premier niveau servait de dépôt pour les pêcheurs qui y conservaient leur équipement, tandis que le deuxième étage constituait les pièces d’habitation. Au fil du temps, les habitants de Conca ont commencé à construire des maisons sur les hauteurs de la colline, les reliant les unes aux autres par les typiques « scalinatelle » (petits escaliers).
Le centre actuel du village accueille des boutiques et des commerces vendant des produits artisanaux locaux ainsi que des restaurants proposant d’excellents plats régionaux. Ne manquez pas les fameux « tomates à piennolo », une spécialité de Conca au goût particulier que leur confère leur proximité avec la mer.
Édifiée sur les ruines d’un temple païen antérieur, l’Église de San Giovanni Battista (aussi connue comme l’église de Sant’Antonio) se présente avec une façade de style baroque. À l’intérieur, l’église possède deux belles chapelles latérales, l’une dédiée à la Madone du Carmin, l’autre au Bienheureux Bonaventure dont on peut encore admirer de nombreuses fresques. Le campanile est surmonté d’une voûte pointue recouverte de carreaux de majolique. Construite sur un haut éperon dominant la mer à pic, la terrasse extérieure de l’église constitue l’un des points de vue panoramiques les plus beaux de toute la ville.
Fondé en 1681 et situé à Grado, la fraction la plus haute de Conca dei Marini, le Couvent de Santa Rosa da Lima est un ancien monastère dominicain transformé en hôtel de luxe. Perché sur une falaise dominant la côte, le couvent est resté en activité jusqu’en 1912, année où décéda la dernière religieuse qui légua tous ses biens à la commune.
C’est justement dans ce couvent, au XVIIIe siècle, qu’une religieuse inventa par hasard la fameuse sfogliatella Santa Rosa en utilisant des restes de pâte de semoule trouvés en cuisine, un dessert aussi connu sous le nom de « monachina ». La sfogliatella Santa Rosa, ainsi nommée en l’honneur de la sainte fondatrice de l’ordre du couvent, est une pâte feuilletée garnie de crème pâtissière et ornée de griottines. Pendant de nombreuses années, le 30 août, jour de célébration de la Sainte, les religieuses distribuaient ce petit gâteau à toutes les familles du village.
Le Couvent de Santa Rosa da Lima se trouve à l’intérieur d’un ensemble qui abrite également l’église de Santa Maria di Grado. Ce bâtiment religieux, construit au IXe siècle, a été détruit par une série de calamités et reconstruit au siècle suivant.
L’église se compose d’une unique nef surmontée d’une voûte en berceau, tandis que la zone du presbytère est couverte d’une coupole ornée de majolique. Elle compte trois chapelles de chaque côté et abrite, en son intérieur, le reliquaire de San Barnaba, l’un des saints les plus vénérés de la Côte.
La Grotta dello Smeraldo, profonde de plus de 30 m et haute de 24 m, a été découverte en 1932 par le pêcheur Luigi Buonocore. Elle doit son nom et sa renommée à ses eaux de couleur émeraude. Grâce aux rayons du soleil qui pénètrent à l’intérieur, l’eau revêt une teinte verte intense avec diverses nuances.
L’accès à la Grotte, qui permet d’admirer de longues stalactites, peut se faire par voie terrestre grâce à un ascenseur ou par voie maritime avec des barques. Chaque année, durant la période de Noël, une crèche de céramique vietrese est disposée au fond de la grotte, et le 25 décembre, une équipe de plongeurs ajoute l’Enfant Jésus. L’intérieur de la grotte accueille parfois également des spectacles musicaux ou de divertissement.
Entourée d’une végétation dense et riche caractéristique du maquis méditerranéen, Capo di Conca est un rocher dominant la mer qui accueille une ancienne Torre Saracena, aussi appelée Torre Bianca. Cette tour a été édifiée par le roi de Naples, Pietro de Toledo, pour protéger la côte et prévenir les éventuels raids des pirates. Le sentier menant à la tour est parmi les plus pittoresques et les plus beaux de toute la Côte, et le parcourir permet d’admirer de magnifiques criques et panoramas.
Nous ne disposons pas d’informations certaines concernant les origines de l’Église de San Pancrazio, les premières mentions la concernant remontant à un document de 1370. Malheureusement, l’église a été saccagée au milieu du XVIe siècle par des pirates et est restée longtemps fermée et en état de décadence.
Actuellement, l’église possède un plan à trois nefs qui se terminent par trois absides, avec des nefs latérales abritant trois petites chapelles chacune. Entourée d’une splendide oliveraie, l’extérieur de ce bâtiment religieux offre un magnifique panorama sur la Côte, s’étendant des rochers de Capri à Positano.
Marina di Conca est la principale plage de Conca dei Marini et le rivage le plus fréquenté par les touristes comme par les habitants. Cette plage, entourée de hautes falaises, est composée de petits galets tandis que la mer est turquoise avec des fonds de gravier riches en faune.
Sur la route reliant Amalfi au centre de Conca dei Marini se trouve la petite et tranquille plage de Marinella di Conca. Longue d’une vingtaine de mètres environ et accessible uniquement par voie maritime, ce rivage se caractérise par de petits galets et des eaux cristallines.
Enfin, la ville se distingue par la présence de deux plages particulières appelées ‘O Runghetiello première plage et ‘O Runghetiello deuxième plage. ‘O Runghetiello première plage est une petite baie d’environ 8 mètres de long accessible uniquement en bateau par voie maritime. C’est une plage très tranquille exposée au sud-ouest où le soleil arrive durant les premières heures de l’après-midi.
‘O Runghetiello deuxième plage, en revanche, est séparée de la première par une chaîne de roches et d’écueils mais, en raison de ses dimensions, elle est plus fréquentée bien que l’accès se fasse aussi uniquement par bateau. La plage, longue d’une vingtaine de mètres, est composée de petits galets tandis que les eaux de la mer sont vraiment magnifiques et invitent chacun à se baigner.
Le plan suivante indique la position des principaux sites d'intérêt cités dans cet article.
À Conca dei Marini, il y a un large choix d’établissements où séjourner avec un excellent rapport qualité-prix. On y trouve non seulement de petits B&B offrant une atmosphère familiale mais aussi des hôtels luxueux avec des chambres vue mer et des petits établissements balnéaires privés.
Si vous vous trouvez à Naples, Conca dei Marini est facilement accessible en automobile en empruntant l’autoroute A3 Salerne-Reggio de Calabre sur environ 30 km jusqu’à la sortie Castellammare di Stabia. Une fois sortis, vous continuez sur la SS145 jusqu’à prendre la sortie Agerola/Côte d’Amalfi, puis vous poursuivez sur la SS366 en direction de Conca dei Marini sur environ 28 km. Depuis les autres villes de la Côte Amalfitaine, Conca dei Marini est accessible en voiture en empruntant la route panoramique SS 163 ou en prenant l’un des bus de la compagnie SITA.
Pour ceux qui souhaitent se rendre à la localité en train, il faut d’abord rejoindre la Gare Centrale de Sorrente puis prendre un bus ou une voiture privée jusqu’à Conca. Alternativement, il y a aussi la gare de Salerne, d’où cependant ne partent pas de bus directs vers Conca, mais il faut d’abord rejoindre Amalfi puis prendre un autre bus pour Conca dei Marini.