Grotte bleue

Informations utiles pour visiter la Grotte Bleue de Capri. Comment y accéder, que voir, comment acheter les billets et conseils pour éviter les files d'attente.

Il existe un moment, quelques secondes seulement, tandis que la barque à rames glisse sous l’arche de pierre d’à peine deux mètres de large et que l’obscurité soudaine cède la place à une lumière impossible, où l’on comprend pourquoi cette grotte a changé l’histoire d’une île et fait tomber amoureux de la Méditerranée des générations de voyageurs.

De l’intérieur, l’eau de la Grotte Bleue n’est pas simplement bleue : elle est fluorescente, luminescente, vivante, comme si le fond de la mer avait sa propre source de lumière. Aucune autre grotte marine au monde ne produit un effet comparable, et aucune photographie, si excellente soit-elle, ne peut restituer la sensation d’être à l’intérieur.

La Grotte Bleue se trouve sur le versant nord-ouest de Capri, administrativement sur le territoire de la commune d’Anacapri, et représente depuis près de deux siècles le symbole absolu de l’île. Elle a été un nymphée impérial sous Tibère, un antre maudit pour les Capriens du Moyen Âge, une découverte sensationnelle pour l’Europe romantique de 1826, une étape obligée du Grand Tour et finalement l’une des attractions marines les plus visitées de la Méditerranée. Cinquante minutes d’attente sur la barque sous le soleil, cinq minutes d’émerveillement absolu : le rapport n’est pas des meilleurs, mais aucun visiteur n’est jamais sorti de la Grotte Bleue en disant que cela ne valait pas la peine.

Que faire à la Grotte Bleue

La Grotte Bleue est une cavité karstique naturelle creusée dans la roche calcaire de la côte nord-ouest de Capri, d’environ 60 mètres de long et 25 mètres de large, avec une hauteur interne maximale d’environ 14 mètres.

L’entrée est unique : une arche de pierre de 2 mètres de large et seulement 1 mètre de haut, qui nécessite de s’allonger au fond de la barque à rames pour pouvoir passer. Cet entonnoir naturel est la cause de tout : c’est lui qui transforme la lumière ordinaire du soleil en quelque chose d’extraordinaire.

Le phénomène optique : pourquoi l’eau est bleue

L’explication scientifique de la couleur de la Grotte Bleue est élégante dans sa simplicité, pourtant l’effet qu’elle produit est presque impossible à croire tant qu’on ne l’a pas vu de ses propres yeux.

Sous l’entrée principale, cette étroite arche de pierre par laquelle on passe en s’allongeant, existe une deuxième ouverture, complètement submergée, qui met en communication l’intérieur de la grotte avec la mer ouverte. C’est par cette fenêtre sous-marine que la lumière solaire pénètre dans la cavité.

Lorsque les rayons du soleil entrent par l’ouverture sous-marine, ils sont filtrés par l’eau : les longueurs d’onde chaudes du spectre visible, le rouge, l’orange, le jaune, sont absorbées lors de la traversée de l’eau. Seules les longueurs d’onde courtes, celles du bleu et de l’azur, parviennent à passer presque intégralement et à illuminer l’intérieur de la grotte de bas en haut.

Le résultat est une source de lumière située au fond de la mer qui illumine la cavité avec une lumière diffuse, uniforme et d’une intensité irréelle : l’eau interne ne semble pas réfléchir la lumière extérieure, mais la produire de façon autonome, comme si le fond était fait de matériau luminescent.

L’effet le plus surprenant et le moins connu est celui qui se produit sur les objets immergés dans l’eau : n’importe quoi plongé dans l’eau de la grotte, un bras, une rame, n’importe quel objet, apparaît immédiatement recouvert d’une couche argentée, quasi métallique, comme s’il était couvert de mercure liquide.

Le phénomène est dû à la formation d’une fine pellicule d’air à la surface de l’objet mouillé qui, en présence de cette lumière, reflète comme un miroir. Les bateliers le démontrent aux visiteurs en immergeant la rame dans l’eau : la transformation est immédiate et inexplicablement belle.

La meilleure lumière : quand la Grotte Bleue est plus belle

L’intensité et la qualité de la couleur bleue à l’intérieur de la Grotte Bleue changent sensiblement selon l’heure du jour et les conditions atmosphériques.

Le moment où la lumière est la plus intense et la couleur la plus saturée est autour de midi, quand le soleil est au zénith et les rayons entrent perpendiculairement dans l’ouverture sous-marine avec la plus grande efficacité. Les premières heures du matin et fin d’après-midi produisent néanmoins un effet magnifique, mais avec des nuances légèrement différentes, plus froides et argentées le matin, plus chaudes et dorées en fin d’après-midi.

Les conditions de la mer influencent profondément l’expérience : avec une mer calme et une légère brume blanche le ciel filtre la lumière de façon optimale ; avec un soleil trop direct et un ciel sans nuages la luminosité peut être carrément éblouissante ; avec une mer agitée, la grotte se ferme complètement. La légère nébulosité produit en réalité certaines des visions les plus belles, car elle diffuse la lumière solaire la rendant moins intense mais plus uniforme et pénétrante.

Le chant des bateliers et l’acoustique de la grotte

Il existe une dimension sonore de la visite que les photographies ne transmettent pas et que les visiteurs ne découvrent qu’une fois à l’intérieur : l’acoustique de la Grotte Bleue est extraordinaire. Les parois de calcaire lisse et la forme en voûte de la cavité créent un écho qui multiplie et prolonge chaque son de façon quasi irréelle.

Les bateliers capriens, qui se transmettent de père en fils l’art de naviguer dans ces espaces exigus depuis près de deux siècles, en sont parfaitement conscients et chaque visite inclut presque invariablement quelques vers d’une chanson napolitaine : O Sole Mio, Funiculì Funiculà, Torna a Surriento. Les voix se multiplient dans la voûte de pierre et reviennent avec une résonance qui, pendant les cinq minutes passées dans la grotte, crée une atmosphère impossible à oublier.

Ce n’est pas de l’exhibitionnisme : c’est la tradition de ces marins, qui dans le chant ont trouvé le moyen le plus efficace de communiquer au visiteur désorienté par l’émerveillement que ce qu’il vit est réel.

La plateforme romaine et les traces du nymphée impérial

Celui qui souhaiterait chercher les traces de la présence romaine dans la Grotte Bleue les trouvera dans deux éléments encore visibles pendant la visite. Sur le côté gauche de l’intérieur, partiellement immergée dans l’eau, subsiste une plateforme en opus caementicium, le béton romain, qui servait d’appontement pour les embarcations de la villa impériale dominant la grotte : c’est le signe physique le plus direct de la fréquentation de la grotte par Tibère et son entourage.

La plateforme est modeste, usée par les siècles et l’eau, mais l’identifier pendant la visite ajoute une dimension temporelle que l’effet visuel seul ne suggère pas : on réalise qu’on se tient dans l’espace identique où, il y a deux mille ans, un empereur romain se faisait transporter en barque pour profiter de la même lumière que vous voyez.

L’histoire de la Grotte Bleue

L’histoire de la Grotte Bleue se divise en trois actes distincts : la fréquentation romaine, le long oubli médiéval et la redécouverte romantique qui la rendit célèbre dans le monde entier.

Le nymphée de Tibère

À l’époque impériale romaine, la Grotte Bleue n’était ni un secret ni un lieu inaccessible : c’était un nymphée maritime, un espace de délices aquatiques intégré au complexe résidentiel de la Villa de Gradola (ou de Damecuta), la résidence que l’empereur Tibère avait fait construire sur le promontoire dominant au cours de la première moitié du Ier siècle apr. J.-C. Un canal, ou plus probablement une série d’escaliers et un appontement, mettait en communication la villa avec la grotte en contrebas. La cavité était décorée de statues de divinités marines : une de Poséidon, une autre représentant un Triton, et probablement d’autres figures que les sources antiques laissent deviner mais que l’érosion des siècles a effacées. On utilisait la grotte pour des banquets sur l’eau, pour des cérémonies privées liées au culte des eaux, peut-être pour des exhibitions scénographiques qui exploitaient la couleur surnaturelle de l’environnement.

Les statues ont été découvertes en 1963 lors d’une campagne de recherches archéologiques sous-marines : elles avaient coulé au fond de la grotte en raison du bradysme qui avait progressivement abaissé le niveau de la côte au cours des siècles. Elles sont aujourd’hui conservées au Musée de la Maison Rouge à Anacapri, voulu par l’excentrique américain Edwin Cerio, et à la Chartreuse de San Giacomo de Capri. La grotte elle-même, vidée de ses décorations et avec le niveau de l’eau augmenté par le soulèvement marin des siècles suivant la chute de l’Empire, restait physiquement accessible mais complètement abandonnée.

L’antre maudit : des siècles de légendes

Aux siècles du Moyen Âge et de la Renaissance, la Grotte Bleue, connue des Capriens sous le nom de « Gradola » d’après le nom de la zone dominant la grotte, était un lieu à éviter soigneusement. Les légendes qui l’entouraient étaient précises et terrifiantes : la grotte était le refuge des sorcières, le lieu où les esprits mauvais tenaient leur conciliabule nocturne, un portail vers le monde des démons qu’aucun chrétien sensé n’aurait dû approcher. Les pêcheurs de Capri, bien que naviguant quotidiennement le long de ce tronçon de côte, se tenaient à l’écart de l’entrée et transmettaient à leurs enfants l’avertissement de ne pas s’en approcher.

La légende avait une base concrète et expérientielle : quiconque s’était aventuré près de l’entrée pendant les heures diurnes aurait vu cette lumière bleue émaner de l’intérieur, et quiconque était entré, avant que la compréhension scientifique du phénomène optique devienne possible, aurait vu les statues romaines encore partiellement intactes au fond de l’eau, illuminées par la lumière surnaturelle. Un chroniqueur rapporta que au XVIIe siècle quelques prêtres étaient entrés dans la grotte pour l’exorciser, effrayés par les histoires du peuple, et en étaient sortis en proie à la terreur : dans la pénombre bleue et l’écho amplifié par les parois, les statues de Poséidon et Triton devaient sembler des présences démoniaques, confirmant au lieu de démentir la réputation maudite du lieu. L’ironie est parfaite : le nymphée impérial romain se protégeait lui-même à travers les mythes de sa propre dissolution.

La redécouverte

L’été de 1826 voit Capri animée par des touristes cultivés et curieux de la nouvelle génération romantique européenne. Parmi eux se trouvent deux Allemands : le poète et écrivain prussien August Kopisch et le peintre Ernst Fries, tous deux en séjour prolongé sur l’île, hôtes du notaire Giuseppe Pagano, dont le logement était un point de référence pour les étrangers de qualité. Le notaire Pagano connaissait bien l’histoire de la grotte maudite et désirait depuis des années la visiter sans trouver quiconque disposé à l’y accompagner. En soirée du 16 août 1826, pendant une des conversations du soir habituelles, l’histoire de la Grotte Bleue émerge : Kopisch et Fries ne se font pas prier deux fois.

Le matin du 17 août 1826, malgré une dernière tentative du chanoine Nicola Pagano, frère du notaire, de les arrêter en évoquant les méfaits de la grotte, le groupe composé de Kopisch, Fries, Pagano, le fils douze ans du notaire, le marin caprien Angelo Ferraro dit « le Roux » et l’ânier Michele Federico appareille de Capri à bord de deux petites barques vers le versant nord-ouest de l’île. Ils entrèrent à la nage dans l’antre pour ne pas risquer de renverser les barques à l’entrée basse, et se trouvèrent face à une scène qu’aucun d’entre eux n’avait jamais imaginée : cette eau luminescente, bleue comme on n’en avait jamais vu nulle part ailleurs en Méditerranée.

À son retour, Kopisch assigna à la grotte le nom qui ferait le tour du monde : Grotta Azzurra. Pas « Gradola », pas « Grotta Glauca », le nom proposé par un voyageur russe qui se trouvait sur l’île, mais « Azzurra », l’adjectif le plus simple et le plus exact pour décrire ce qu’il avait vu. Sa description de l’expérience, publiée dans un essai de 1838 après des années de circulation en manuscrit, fit connaître la grotte à toute l’Europe cultivée. Entre-temps, la nouvelle s’était déjà propagée : déjà en 1835 Hans Christian Andersen la mentionnait dans le roman L’Improvisateur ; d’autres écrivains allemands et anglophiles la visitèrent et la décrivirent dans leurs journaux. La Grotte Bleue devint en quelques années l’une des étapes obligées du Grand Tour, contribuant de façon décisive à la construction du mythe de Capri en tant qu’île des rêves de l’Europe du Nord.

Au cours du XIXe siècle, la grotte fut photographiée parmi les premières attractions naturelles du monde, elle était l’un des sujets préférés des pionniers de la photographie en plein air, et visitée par des personnalités de toutes sortes. En 1908, Lénine s’y rendit également en visite, à cette époque hôte de Gorki à Capri. La grotte était devenue, en quatre-vingts ans depuis la redécouverte de Kopisch, un lieu universellement célèbre comme les monuments de Rome ou les ruines de Pompéi.

Comment fonctionne la visite

La visite à la Grotte Bleue est organisée de manière inchangée depuis des générations : aucune modernisation n’a touché l’essentiel, et l’expérience d’aujourd’hui n’est pas fondamentalement différente de celle vécue par Kopisch en 1826.

À l’entrée de la grotte, accessible par voie de mer ou par terre, se trouvent les barques à rames gérées par une coopérative de bateliers autorisés, dont les droits d’accès se transmettent de famille en famille. Chaque barque transporte au maximum quatre visiteurs plus le batelier. Avant d’entrer, on paie le billet à la petite caisse flottante, une petite embarcation ancrée à l’entrée qui fait office de guichet.

Le batelier demande aux visiteurs de s’allonger au fond de la barque et de baisser la tête : l’ouverture mesure environ un mètre de haut au-dessus du niveau de l’eau, et chaque centimètre compte. Le passage dure quelques secondes, pendant lesquelles on entend le batelier tirer la chaîne métallique ancrée au rocher au-dessus de l’entrée pour pousser l’embarcation vers l’intérieur, un geste précis, calibré, qui demande une force et un timing exacts. Et puis la lumière change, brusquement, et on se trouve dedans.

La visite à l’intérieur dure environ cinq minutes : le batelier tourne lentement la barque, montre les points d’intensité chromatique maximale, immerge la rame pour montrer l’effet argenté sur l’eau, et entonne quelques vers d’une chanson napolitaine.

Le temps est court, inévitablement trop court, mais c’est celui que la logistique impose : des dizaines de barques attendent dehors et le système ne fonctionne que si les tours sont respectés. À la sortie, le batelier surveille le bon moment pour glisser de nouveau sous l’arche en fonction du rythme des vagues.

Sur le pourboire aux bateliers : c’est une coutume bien établie et attendue, non obligatoire mais socialement contraignante. Un montant entre 2 € et 5 € par personne est considéré comme approprié. Ne pas laisser de pourboire après une visite de ce type, dans l’une des traditions professionnelles les plus anciennes de l’île, serait perçu comme un manque de respect.

Tarifs et frais d’accès

Le système de tarification de la Grotta Azzurra est l’un des plus souvent mal compris par les visiteurs, car il prévoit des coûts distincts et superposés selon la manière dont on accède à la grotte. Il est essentiel de comprendre cette structure avant d’arriver pour éviter les mauvaises surprises.

Le billet d’entrée à la grotte, qui comprend le service des barques à rames locales à l’intérieur, coûte environ 18 € par personne. C’est le tarif que vous payez au guichet flottant à l’entrée, indépendamment de la manière dont vous y êtes arrivé. Les réductions proposées : les enfants de moins de 6 ans entrent gratuitement ; les citoyens de l’UE de moins de 18 ans ont l’accès gratuit et ne paient que le service de la barque locale (environ 12 €) ; les citoyens de l’UE entre 18 et 25 ans paient 2 € d’entrée plus le service de la barque, pour un total d’environ 14 €.

Il est impossible d’acheter le billet en ligne à l’avance : il n’existe aucune plateforme de réservation pour le billet d’entrée à la grotte, qui se paie exclusivement sur place au moment de la visite.

À cela s’ajoute le coût pour accéder à la grotte par la mer depuis Marina Grande : les excursions organisées (tour complet de l’île avec arrêt à la Grotta Azzurra) coûtent environ 24 € par personne. Le billet d’entrée à la grotte n’est pas inclus dans ce prix et doit être payé séparément à l’entrée. Ceux qui accèdent à la grotte par voie terrestre, en bus depuis Anacapri ou à pied, ne supportent pas ce coût supplémentaire.

Horaires d’ouverture et meilleure période pour visiter

La Grotta Azzurra est ouverte tous les jours de 9h00 à 17h00, avec quelques exceptions importantes. Elle est fermée les 25 décembre et 1er janvier. De novembre à mars, l’ouverture n’est pas garantie : la mer généralement agitée en saison hivernale rend l’accès non sûr la plupart des jours, et la grotte est « rarement ouverte » durant cette période.

L’élément d’incertitude fondamental est météorologique : la Grotta Azzurra ferme chaque fois que la mer est agitée, le vent atteint une certaine intensité ou que les conditions atmosphériques rendent dangereux ou impossible le passage par l’entrée étroite. Le libeccio, en particulier, crée même par ciel dégagé une agitation qui ferme la grotte sans préavis.

Il est impossible de savoir à l’avance, même la veille, si la grotte sera ouverte : ce n’est qu’à 9h00 du matin que les bateliers se rendent à l’entrée et vérified les conditions. Cela signifie que toute planification est sujette à des changements de dernière minute, et que quiconque organise une visite à Capri spécifiquement pour la Grotta Azzurra doit être mentalement préparé à la possibilité de la trouver fermée.

Pour éviter les files d’attente, qui en juillet et août aux heures de pointe peuvent atteindre deux heures, la meilleure stratégie est d’arriver à l’entrée avant 9h00-9h30, quand les bateliers commencent le service. L’affluence augmente rapidement au cours de la matinée.

Un second moment avantageux est le début d’après-midi, après 13h30, quand les touristes en excursion d’une journée commencent à revenir vers Marina Grande pour les ferries de l’après-midi. Évitez les heures 10h00-13h00 durant les mois de haute saison.

Comment accéder à la Grotta Azzurra

Il existe trois façons d’accéder à l’entrée de la Grotta Azzurra, chacune avec ses caractéristiques propres.

En hors-bord depuis Marina Grande

Le moyen le plus populaire, préféré par la majorité des touristes, est le tour de l’île en hors-bord avec arrêt à la Grotta Azzurra, organisé par Motoscafisti, Laser Capri et Capri Cruise depuis Marina Grande. L’excursion dure environ 2 heures et comprend la circumnavigation de l’île avec arrêts aux Faraglioni, à l’Arco Naturale et aux principales grottes marines, la Grotta Azzurra constituant le point culminant.

Le coût est d’environ 24 € par personne (le billet d’entrée à la grotte se paie séparément). En cas de fermeture de la grotte durant l’excursion, le hors-bord poursuit la circumnavigation sans arrêt à l’entrée. L’embarquement se fait au Molo Banchinella (Molo 23) du port de Marina Grande.

En hors-bord direct depuis Marina Grande

Pour ceux qui souhaitent aller directement à la Grotta Azzurra sans faire le tour complet de l’île, les mêmes compagnies proposent un transfert aller-retour de Marina Grande à l’entrée de la grotte, sans excursion. C’est la solution la plus rapide et la moins chère pour ceux qui ont déjà visité l’île auparavant.

Par voie terrestre depuis Anacapri

L’alternative moins connue mais souvent plus économique, notamment pour ceux qui séjournent à Anacapri, est d’accéder à la grotte par voie terrestre. Du centre d’Anacapri (Piazza della Pace) part une ligne de bus qui en environ 15 minutes rejoint la zone surplombant la grotte. De l’arrêt final, on descend un escalier qui mène directement à l’entrée de la grotte, où l’on peut monter dans les petites barques à rames.

Alternativement, il est possible de faire la route à pied par Via Pagliaro puis Via Grotta Azzurra : la distance est de 3,5 km avec une descente continue (environ 40 minutes), mais la montée au retour est exigeante. Cette solution permet d’accéder à la grotte sans le coût du hors-bord depuis Marina Grande, en ne payant que le billet d’entrée à la grotte sur place.

La Grotta Azzurra se rejoint de Naples par ferry ou hydrofoil jusqu’à Marina Grande de Capri (environ 50-80 minutes selon le moyen), et depuis Sorrente par hydrofoil (environ 25 minutes). Pour toutes les informations sur les liaisons maritimes, consultez le guide des ferries pour Capri.

Les autres grottes marines de Capri

La côte de Capri est parsemée de grottes marines, dont beaucoup sont visitables lors du tour de l’île en hors-bord. Aucune n’a l’impact de la Grotta Azzurra, mais certaines présentent des caractéristiques propres qui méritent l’attention.

La Grotta Verde, sur le versant méridional de l’île, doit son nom à la couleur des algues qui recouvrent ses parois : la lumière qui pénètre par l’entrée crée des reflets vert émeraude moins intenses que ceux de la Grotta Azzurra, mais particulièrement beaux au coucher du soleil.

La Grotta Bianca, adjacente à la Verde, possède des stalactites blanches qui descendent du plafond et une eau de couleur plus froide et argentée.

La Grotta di Fra’ Felice, aussi appelée « dei Tuoni » pour le grondement que les vagues produisent à l’intérieur, est la plus spectaculaire d’un point de vue architectural : ses dimensions sont supérieures aux autres et la voûte s’élève à environ 30 mètres.

Les trois grottes sont visitables dans le cadre du tour de l’île en hors-bord.

Questions fréquemment posées sur la Grotta Azzurra

Puis-je réserver mon billet en ligne pour la Grotta Azzurra ?

Non. Le billet d’entrée à la Grotta Azzurra ne se réserve ni ne s’achète en ligne : il est disponible exclusivement sur place, au guichet flottant ancré à l’entrée de la grotte au moment de la visite.

Ce qui peut s’acheter en ligne à l’avance, c’est le billet pour le hors-bord depuis Marina Grande, mais celui-ci n’inclut pas le billet de la grotte. Gardez à l’esprit que même en arrivant avec une réservation du hors-bord, vous n’aurez aucun accès prioritaire à la grotte par rapport à ceux qui sont arrivés par voie terrestre.

La Grotta Azzurra est-elle toujours ouverte ?

Non. La grotte ferme chaque fois que la mer est agitée, le vent souffle de l’ouest ou que les conditions ne permettent pas un passage sûr par l’entrée étroite. Il est impossible de savoir à l’avance, même la veille, si elle sera ouverte : ce n’est qu’à 9h00 du matin que les bateliers vérifient les conditions et décident.

De novembre à mars, l’ouverture est très rare. Aux mois d’été, elle est généralement ouverte, mais un soudain libeccio peut la fermer même par des journées apparemment ensoleillées.

Avant d’organiser votre journée autour de la grotte, vérifiez les conditions de la mer et considérez que vous pourriez la trouver fermée malgré le paiement des barques depuis Marina Grande.

Combien de temps dure la visite à l’intérieur de la grotte ?

Le séjour à l’intérieur de la Grotta Azzurra est d’environ 5 minutes. À cela s’ajoutent les temps d’attente : en haute saison, l’attente en barque à l’extérieur avant de pouvoir entrer peut durer de 30 minutes à deux heures. Le tour complet de l’île en hors-bord avec arrêt à la grotte dure au total environ 2 heures.

Peut-on se baigner dans la Grotta Azzurra ?

Non. La baignade à l’intérieur de la Grotta Azzurra est interdite durant les horaires d’ouverture officiels : les barques à rames occupent tout l’espace disponible et les normes de sécurité ne permettent pas la baignade.

Cependant, chaque soir après 17h30, quand le guichet flottant ferme et que les petites barques quittent l’entrée, de nombreux Capriens et touristes aventureux nagent dans la grotte. Ce n’est pas officiellement autorisé, mais c’est une pratique tolérée et très suggestive : se plonger dans l’eau bleue de la grotte, le soir, sans barques et sans files d’attente, est une expérience complètement différente de la visite diurne.

Pourquoi les corps immergés dans l’eau semblent-ils en argent ?

C’est l’un des aspects les plus frappants de la visite, souvent plus mémorable que la couleur bleue elle-même. Lorsqu’un objet est immergé dans l’eau de la grotte, une fine pellicule d’air se forme à sa surface qui, illuminée par la lumière bleue filtrée du fond, se réfléchit comme un miroir métallique argenté.

Le batelier immerge la rame dans l’eau durant la visite pour le démontrer : l’effet est immédiat et inexplicable à première vue. C’est un phénomène purement physique de réflexion totale interne, mais dans ce contexte visuel, cela semble de la magie.

La visite est-elle adaptée aux enfants ?

Oui, mais avec quelques considérations. Pour entrer dans la grotte, il faut s’allonger sur le fond de la barque quelques secondes : ce n’est pas une procédure effrayante, mais cela requiert que l’enfant coopère et ne s’agite pas lors du passage.

Les enfants de moins de 6 ans ne paient pas le billet. La visite à l’intérieur ne dure que 5 minutes et l’effet visuel enthousiasme généralement même les plus petits. Plus problématique est l’attente à l’extérieur, dans la barque, au soleil : apportez de la protection solaire, un chapeau et de l’eau. Pour les très jeunes enfants (moins de 3 ans) ou particulièrement actifs, évaluez si la longue attente potentielle est compatible avec les besoins de l’enfant.

Informations utiles

Adresse

Blue Grotto, 80071 Anacapri, Metropolitan City of Naples, Italy

Où se trouve Grotte bleue

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